Le montage mouche sèche

Le montage mouche sèche associe une soie à un bas de ligne conique, puis à une pointe fine, puis à une unique mouche sèche qui flotte sur le film de surface. Le cône assure le retournement du bas de ligne et dépose la mouche en douceur, de sorte qu'elle dérive à la vitesse du courant sans drag. C'est le montage par excellence pour la truite et l'ombre qui saucent.

Truite + ombreRivières et plans d'eau
Soieflottante, 4–6 Boucle à boucleboucle de perfection Bas de ligne conique2,7 m en 5X, talon–pointe Pointe0,6–1,2 m · 4X–6X nœud chirurgical / de sang Mouche sècheclinch amélioré film de surface
Matériel
ComposantSpéc.
Soie Une soie flottante, de classe adaptée à la canne (une soie de 4 à 6 l'emporte sur la plupart des rivières à truite et à ombre), avec une petite boucle à l'extrémité
Bas de ligne conique Un bas de ligne conique sans nœud, 2,7 m pour la plupart des rivières, conique jusqu'en 5X (utiliser 3,7 m pour une eau très claire et plate)
Pointe Un brin de niveau, 0,6 à 1,2 m : 5X pour la plupart des mouches sèches (tailles 12 à 16), 4X pour les mouches plus grosses, 6X pour les petites mouches et l'eau très claire
Mouche Une unique mouche sèche imitant l'éclosion du moment : éphémère, sédge, chironome ou sauterelle, tailles 12 à 20
Flottant Un gel ou une poudre pour maintenir la mouche sur la surface (pas un nœud ni une pièce du montage, mais à glisser dans la poche)

À quoi il sert

La truite et l'ombre en train de se nourrir en surface. La mouche sèche est le montage qu'on sort quand on voit des poissons saucer, ou quand une éclosion d'insectes se produit et que les poissons les prennent au ras de l'eau. Elle fonctionne sur les rivières claires et sur les plans d'eau quand les poissons remontent en couche de surface. Une mouche sèche flotte sur ou dans le film de surface et imite un insecte adulte : éphémère, sédge, chironome ou sauterelle. On la pose en amont d'un poisson en train de saucer et on la laisse dériver jusqu'à lui à la vitesse du courant, sans que la soie ne tire dessus. C'est la pêche la plus visuelle qui soit, car on regarde le poisson prendre la mouche. En rivière, elle excelle du printemps tardif jusqu'à la fin de l'été, quand les éclosions sont les plus intenses et que les poissons regardent vers le haut.

Le montage en un coup d'œil

Lu depuis le scion vers la mouche, tel qu'il se pose sur l'eau. La soie épaisse fait le lancer ; c'est elle qui a le poids, pas la mouche. À son extrémité se trouve une petite boucle permanente. On y raccroche le bas de ligne conique, boucle à boucle. Ce bas de ligne est un seul brin qui part épais au talon (environ deux tiers du diamètre de la soie) et s'amincit sur environ 2,7 m jusqu'à une pointe fine. On ajoute au bout fin la pointe, un brin de niveau de la ligne la plus fine, généralement 0,6 à 1,2 m, calibrée par une cote en X (5X pour la plupart des mouches sèches, 4X pour les mouches plus grosses, 6X pour les petites mouches et l'eau très claire). Tout à l'extrémité se trouve l'unique mouche sèche, nouée avec un nœud clinch amélioré. Le cône est l'essentiel : il transmet l'énergie depuis la soie épaisse jusqu'à la pointe fine pour que la mouche se retourne et se pose en douceur, et la pointe fine permet à la mouche de dériver naturellement sans que la partie plus lourde ne la draggue.

Le système de bas de ligne, expliqué

Un bas de ligne de mouche n'est pas un seul brin de fil ; c'est un système qui s'affine par étapes de la soie jusqu'à la mouche. Comprendre ses trois parties facilite la construction de tous les montages mouche de ce site. Le talon est la partie épaisse qui rejoint la soie ; il est rigide, d'environ deux tiers du diamètre de la soie, et transmet l'énergie du lancer. Le cône est la partie centrale, où le fil perd du diamètre sur plusieurs dizaines de centimètres de sorte que l'énergie continue de se propager vers l'avant sans s'effondrer. La pointe est le bout fin et souple auquel on noue la mouche ; c'est la partie la plus fine et la plus flexible, pour que la mouche se pose doucement et dérive librement.

Un bas de ligne conique du commerce vous donne le talon et le cône en un seul brin sans nœud ; on ajoute sa propre pointe au bout fin et on la renouvelle à chaque changement de mouche, ce qui préserve le bas de ligne conique d'un raccourcissement progressif. L'ensemble rejoint la soie boucle à boucle : une petite boucle à l'extrémité de la soie et une boucle de perfection dans le talon du bas de ligne, l'une passant dans l'autre, de sorte qu'on peut changer de bas de ligne en quelques secondes sans couper.

Comment le monter

  1. Raccrochez le bas de ligne à la soie. La plupart des soies sont équipées d'une petite boucle soudée à l'extrémité. Faites une boucle de perfection dans le talon épais du bas de ligne conique, puis reliez les deux boucle à boucle : passez la boucle du bas de ligne dans la boucle de la soie, puis faites passer tout le bas de ligne dans sa propre boucle et serrez. On obtient ainsi une jonction nette et solide que l'on peut défaire pour changer de bas de ligne.
  2. Ajoutez la pointe. Nouez un brin de pointe (0,6 à 1,2 m, calibré pour votre mouche) au bout fin du bas de ligne conique. Reliez deux diamètres voisins avec un nœud chirurgical, la jonction la plus rapide et fiable, ou un nœud de sang pour la jonction la plus nette entre deux diamètres proches. Ajouter une pointe ici signifie qu'on renouvelle cette extrémité fine à chaque changement de mouche, au lieu de raccourcir le bas de ligne conique.
  3. Nouez la mouche sèche. Nouez la mouche sèche au bout de la pointe avec un nœud clinch amélioré. C'est le nœud standard et fiable pour attacher une mouche sur une pointe fine. Passez la pointe dans l'œillet, tournez, et serrez proprement pour que la mouche soit bien droite.
  4. Huilez la mouche et vérifiez la dérive. Traitez la mouche avec un flottant pour qu'elle reste sur la surface, et vérifiez que le bas de ligne et la pointe se posent bien droits, sans s'amasser en tas. Un bas de ligne qui se retourne et pose la pointe bien droit, c'est ce qui permet à la mouche de se poser doucement et de dériver sans drag. Si la pointe s'accumule régulièrement, elle est peut-être trop longue ou trop fine pour la mouche ; raccourcissez-la ou montez d'une cote.

Comment le pêcher

Observez l'eau et repérez un poisson en train de saucer, ou pêchez les coups probables pendant une éclosion. Posez la mouche en amont du poisson et laissez-la dériver jusqu'à lui à la vitesse du courant. L'objectif est une dérive sans drag : la mouche se déplace exactement comme un vrai insecte, sans que la soie ne la tire en travers de la surface. Le drag, c'est ce qui effraie une truite en train de saucer ; il se manifeste par un minuscule sillage derrière la mouche. Pour l'éviter : relevez la soie (flick a mend) en lançant une boucle de soie vers l'amont après le lancer pour que le courant ne la saisisse pas, et lancez en mou pour que le bas de ligne atterrisse en courbes souples qui offrent à la mouche quelques dizaines de centimètres de dérive libre. Présentez la mouche en amont du poisson, ne le lignez pas : déposez la mouche au-dessus de lui, pas sur sa tête. Quand un poisson prend, attendez un battement, puis levez la canne doucement pour ferrer. Une truite prend une mouche sèche avec une montée délibérée ; ne la fauchez pas. En rivière, remontez le courant pour approcher les poissons par l'aval. À l'aube et au crépuscule, quand la plupart des rivières pêchent le mieux, les montées sont les plus faciles à voir contre le soleil bas.

Ce qui fait capturer le plus de poissons à la mouche sèche, c'est la dérive sans drag, pas le choix de la mouche. Si les poissons refusent une mouche qui semble bonne, cherchez d'abord le drag avant de changer de modèle. Une pointe plus longue et plus fine dérive plus librement ; une mouche qui draggue en travers de la surface sera ignorée. Vérifiez les tailles minimales, les quotas et la fermeture avant de garder un poisson, et nettoyez votre matériel entre deux eaux pour ne rien transporter d'une rivière à l'autre.

Où ce montage fonctionne

Au fil du développement de l'atlas, les eaux à truite, à saumon et à ombre qui se pêchent à la mouche sèche renverront vers cette page. Les eaux prévues sont la Bighorn River dans le Montana, une rivière tailwater froide qui produit de grosses truites fario et arc-en-ciel sur les éclosions ; Arthurs Lake en Tasmanie, truites fario sauvages à l'éclosion d'éphémères de novembre à février ; la Soča en Slovénie, eau en mouche uniquement pour la truite marbrée autochtone et l'ombre en été ; Þingvallavatn en Islande, une eau d'une limpidité absolue où l'on vade pour la truite et l'omble ; Lake Jindabyne dans les Snowy Mountains, truites fario, arc-en-ciel et de fontaine depuis la berge à l'aube et au crépuscule ; et la Kenai River en Alaska, de grands arc-en-ciel autochtones en automne. Chaque fiche vous indiquera quand sortir la mouche sèche, selon la saison, l'éclosion et l'heure du jour.

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Questions fréquentes